Loïc Perron

Photographe professionnel installé dans les Alpes depuis 25 ans. Ma passion pour l’image et mon goût pour l’enseignement m’ont conduit à organiser des stages photo et des voyages photo dans les Alpes et en Europe depuis 2012 (notamment collaboration de 6 ans avec l’agence Aguila voyages photo, puis avec Objectif Nature). J’enseigne la photo toute l’année en Chartreuse où je réside. Mon activité photo va de la photo de nature, à la photo urbaine, en passant par le reportage.

Je collabore occasionnellement avec la presse (Terre Sauvage, Alpes magazine), et développe également diverses activités de prestation photo : je suis spécialisé dans la communication d’entreprise dans le domaine du tourisme, de l’artisanat, de l’agriculture.

Mes projets photo personnels sont orientés vers la photographie de nature, avec une recherche de sobriété dans l’expression :

  • collaboration de 2 ans avec un artiste peintre pour une évocation de la montagne à travers les regards croisés d’un peintre et d’un photographe : « Itinérance contemplative », en partenariat avec le musée de la Grande Chartreuse, le parc naturel régional du Pilat et St Etienne Tourisme, série exposée à la Chartreuse de Ste-Croix en Jarez (2013)

  • « Chartreuse, déambulations dans un jardin » (2017), série exposée à l’office de tourisme de St-Pierre d’Entremont (Isère)

Cette série a été réalisée au cours de 4 séjours de 4 jours sur le plateau (mars 2015, janvier et novembre 2016, mai 2018).

J’ai débuté cette série en 2015 par une image inspirée presque à mon insu par Jean-Loup Sieff. A ce moment l’idée d’une série en noir et blanc s’impose à moi.

Pour dire la sobriété de cette terre qui confine au dénuement, je cherche à simplifier au maximum mes images, à réduire à leur minimum les éléments présents, pour mieux plonger dans l’exploration des textures, des matières, qui façonnent cette géographie si singulière à l’Aubrac.

Je choisis pour commencer les saisons les plus austères et j’arpente le plateau, à la recherche des lieux qui m’inspirent. Je ne veux pas de « paysages ». Juste l’expression des matières. Je cherche les herbes ensauvagées, les turbulences du vent, les surgissements telluriques de la roche, l’insinuation discrète de l’eau. Et partout, les signes de la présence opiniâtre de l’homme qui s’accroche sur cette terre de contrastes dans l’oscillation des saisons.